De plus en plus de tentatives de suicide chez les jeunes enfants…

De plus en plus de tentatives de suicide chez les jeunes enfants...

C’est un urgentologue pédiatrique nommé Brett Burstein qui a co-écrit l’étude aux résultats très préoccupants.

Une étude publiée cette semaine a révélé que le nombre d’enfants transportés à l’hôpital pour des tentatives de suicide ou des pensées suicidaires avait grimpé à une vitesse jugée comme étant alarmante.

C’est un urgentologue pédiatrique nommé Brett Burstein qui a co-écrit l’étude aux résultats très préoccupants.

L’étude révèle notamment que de 2015 à 2017, on a vu le nombre d’enfants hospitalisés pour avoir pensé ou avoir tenté de s’enlever la vie doubler. En chiffres, cela signifie que les cas du genre sont passés de 580 000 à 1,12 million aux États-Unis.

En ce qui concerne les visites à l’urgence pour des tentatives de suicide ou des pensées suicidaires, la proportion de celles-ci a grimpé de 2,17 % à 3,5 % pour la même période de temps.

Ce sont les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies des États-Unis qui ont fourni les données ayant permis au docteur Burstein et à deux autres de ses collègues de l’Hôpital de Montréal pour enfants, Holly Agostino et Brian Greenfield, de mener cette étude qui risque de secouer les autorités.

Du côté du Canada, nous ne sommes pas en mesure de savoir si la situation est aussi préoccupante, étant donné que les mêmes données ne sont pas disponibles.

On sait toutefois que les visites à l’urgence pour des tentatives de suicide ou des pensées suicidaires ont augmenté de 55 % depuis 2015 et à cet effet, le docteur Burstein ne s’en étonne pas vraiment, comme il l’affirme dans une entrevue accordée à La Presse: « Malheureusement, c’est clair qu’on a la même expérience, ici, à l’urgence. »

Selon le docteur Burstein, une des solutions envisageables serait de mieux former le personnel médical à bien identifier les signes de détresse psychologique auprès des enfants afin d’être en mesure de les diriger vers les meilleurs traitements, et ce, le plus rapidement possible.

Pour sa part, Fardous Hosseiny, directeur national de la recherche et des politiques publiques à l’Association canadienne pour la santé mentale, indique qu’il serait très utile de récolter plus de données à ce sujet afin de savoir précisément où il est urgent d’investir.

Source: La Presse
Crédit Photo: Adobe Stock